09 août, 2006

16 juillet : Jour 3 - Beijing : Silk Street, Wangfujing et canard pékinois

Après la visite du Palais d'été, on a décidé d'occuper l'après-midi en attendant de retrouver un ami de Cécile le soir à Wangfujing. Mais il fallait quand même manger et on est tombé sur notre plus mauvaise expérience en matière de resto de toute la Chine : dans le quartier de Silk Street, réputé pour son marché de fringues et ses contre-façons, on est tombé dans le resto d'un grand hôtel. Les prix étaient exorbitants et les serveuses nous dévisageaient de façon bizarre et très désagréable parce qu'on ne commandait pas assez. Brrr... On est prévenu, plus jamais ça !


On est allé ensuite se balader un peu sur les marchés, notamment sur le marché de la jade. Qu'on n'a jamais trouvé. Par contre le marché de la Soie de Silk Street (en fait un énorme bâtiment sur plusieurs étages, où s'entassent des stands qui vendent grosso modo la même chose) était vachement sympa et on (enfin moi) en a profité pour faire quelques achats, non sans avoir âprement négocié chaque article (grande fierté : avoir fait tombé le prix d'un éventail de 75 RMB à 15 RMB). On a aussi fait le plein de cochonneries chimiques dans le supermarché du sous-sol, où on a revu... les serveuses du resto qui achetaient les canettes de boissons qu'elles revendent 10 fois plus chères !

Voilà un exemple de cochonneries chimiques. Des bonbons à la pomme tout acides dehors et doux à l'intérieur.

Comme la journée était loin de s'achever, on s'était qu'on referait bien un tour à Chamate pour attendre l'heure du RDV. Découverte du métro pékinois assez fichu mais avec peu de ligne.


On notera que le réseau de métro pékinois est assez cheap, tout comme le ticket qui a été déchiré par une barbare.

C'est notre plus grand regret de tout le voyage, mais voilà il fallait une victime et c'est tombé sur le Chamate de Beijing ! En effet, c'est à ce moment qu'on s'est débarassés de ce fichu billet de 100 yuan, la serveuse n'ayant pas été assez vigilante. Pardon Chamate ! On regrette vraiment, le resto du midi l'aurait mérité 1000 fois plus ! (Mais bon d'un autre côté, on a été servis super lentement et on était pas super bien placés)


Après s'être éclipsé rapidement, on a attendu le pote devant l'Eglise St-Joseph, d'où on a pu admirer les skatteurs chinois (!!!) et les panneaux publicitaires. Direction ensuite vers le resto de canard pékinois (Quanjude 全聚德) apparemment super réputé, puisqu'on a dû attendre 25 minutes dans les couloirs avant de pouvoir se mettre à table.

L'Eglise St-Joseph

Un énorme panneau publicitaire qui montre aussi l'engouement des Chinois pour le foot (parlez de Thierry Henry par exemple et vous verrez leur visage s'illuminer !)

Mais c'est quoi donc, un canard pékinois ? C'est tout bêtement un canard laqué, mais dont on sert la peau croustillante dans une petite crêpe de blé. Ca a l'air tout bête, mais c'est rudement bon ! On peut aussi utiliser la viande du canard pour des nouilles sautées et la carcasse pour un potage. Le canard était sympa, mais le service n'était pas vraiment de qualité (la serveuse en voulant visiblement à Ciloo, en lui déversant la majorité des plats sur les genoux). On a bien rigolé quand on nous a apporté dans une jolie enveloppe dans laquelle on apprend le matricule du canard (c'est le 139486ème canard servi depuis 1864 !).

Un cuistot qui découpe le canard devant nous.

La peau du canard toute croustillante !

La peau dans la crêpe avec des branches de ciboulette et de concombre. Il ne reste plus qu'à l'enrouler et c'est prêt !

Après une guerre des taxis acharnés, on rentre repus et épuisés à l'auberge.