La Chine bizarre et surprenante (1) : des routes et de la façon de circuler...
Il fallait absolument que je fasse un petit chapitre sur ce sujet. Tout d'abord, les routes et les rues chinoises ne sont pas comme les françaises. Je défonce peut-être les fenêtres ouvertes, mais les avenues telles que nous les connaissons chez nous n'existent pas en Chine. Au mieux, ce sont des ruelles ridicules, voire des impasses. J'exagère à peine. 90% du temps, les rues se présentent sous la forme de 6 voies gigantesques où se déverse un flot gigantesque et ininterrompu de véhicules de tous genres pour qui le piéton n'est là que pour les ralentir et les embêter. Pour passer de l'autre côté de la rue, c'est un peu le parcours du combattant.
Déjà parce qu'en Asie, c'est généralement la loi du plus gros qui l'emporte sur le code de la route. Et puis il y a cette espèce de phobie chez tout conducteur de véhicule, quelque qu'il soit (poids lourd, bus, vélo, voiture), de devoir s'arrêter (sûrement une question de perdre la face) qui fait qu'on manque de se faire faucher chaque fois qu'on met un pied sur la chaussée.
Ensuite parce que le code de la route chinois est fichu de façon bizarre. Au feu rouge, les véhicules qui veulent continuer tout droit s'arrêtent (je note des progrès par rapport à il y a quelques années). Mais s'ils veulent tourner à gauche, ils ont le droit et ils peuvent y aller franco et ne se gênent jamais pour le faire. Ce qui fait que techniquement pour le piéton qui veut traverser, c'est impossible ! Du coup, on joue au torero en évitant et esquivant les voitures...
Sinon les feux sont en général bien fichus : certains disposent d'un chrono pour indiquer le temps que durera le feu, d'autres ont un bonhomme vert qui bouge de plus en plus vite, la majorité fait un petit bruit pour dire si on peut passer ou non.
Je passe très vite sur les vélos qui roulent sur les trottoirs alors qu'ils ont des voies réservées, sur le fait que les Chinois ignorent la notion de frein moteur et que c'est tellement plus rigolo de klaxonner plutôt que jeter un oeil dans ses rétros avant de déboiter...
Bref être piéton en Chine, c'est comme faire du trampoline au-dessus d'un pont suspendu : faut pas se louper.

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